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C'est l'Pérou !

Bon vous l’aurez compris, j’essaie de rattraper ma lamentable absence de nouvelles avant de prendre le large pour le Pacifique. Alors je vous fais un petit récap et vous présente mes plus plates excuses, mais je n’ai pas vraiment d’excuses valables pour expliquer que je ne donne pas plus de nouvelles… peut-être profiter de mon voyage, et utiliser ce temps pour discuter avec vous via Internet en live… ! Bref.

J’ai passé 2 mois et demi dans ce pays qui m’aura surpris, émue, laissée sans voix, trempée, grêlée, neigée, donné des sueurs froides, permis de réaliser mon rêve avec mon lama, de faire de très belles rencontres de France, de Belgique, d’Allemagne, de Suède, d’Espagne, du Pérou bien sûr (hâte de vous revoir tous !), de découvrir de belles musiques et de redécouvrir le surf, fait grimper pas mal de montagnes toutes plus belles les unes que les autres, de nombreuses heures de bus aussi !! Bref pas prête de l’oublier celui-là !

Un petit récap’ des étapes :

15 jours à Cusco dont 7 pour partir marcher dans les montagnes à la recherche du Choquequirao, un site exceptionnel en train d’être découvert. 7 jours loin de tout au milieu de montagnes impressionnantes, toutes plus imposantes les unes que les autres. Une moyenne de 1000 mètres de montée et 1000 mètres de descente chaque jour, le tout en compagnie d’une allemande rencontrée en route.

Ensuite direction Huaraz, où je passerai 2 semaines au total car l’hôtel dans lequel j’étais était comme ma propre maison et l’accueil magique. Entre les 2 semaines, 20 jours de marche aux alentours de la cordillère blanche avec un lama que j’ai acquéri sur place pour qu’il m’aide à porter ma nourriture et me permette plus d’autonomie.

Et pour finir, la côte péruvienne à Huanchaco ou je ne prévoyais de passer que 3 jours qui se sont transformés en 3 semaines. J’ai passé 15 jours avec un groupe d’amis rencontrés à Huaraz (espagnol, français, suédoise et belge) et nous avons tous grandement apprécié de nous poser à un endroit de créer nos petites habitudes, et de passer de bons moments ensemble : c’est important de se poser en voyage ! Et puis un noël dans une famille péruvienne avant de reprendre la route.

Victoria m’appelait, un bateau pour traverser le Pacifique au départ de l’Equateur. Après noël départ donc pour Bahia de Caraquez.

Pas le temps de vous poster les photos, trop nul !! Promis j’en posterai depuis l’île de Pâques. Imaginez des montagnes qui flirtent avec les nuages, des glaciers, un lama qui ressemble à une girafe, des paysages fous, les péruviennes avec leurs vêtements traditionnels qui illuminent chaque scène de vie de couleurs, des cochons d’inde dans votre assiette, des nuits sous la tente, des repas au réchaud, des marches sous la pluie, la grêle, la neige, des nuits entre 4200 et 4800 mètres d’altitude toute seule bien au calme dans les montagnes, des vagues et l’adrénaline de quelques unes aui vous poussent debout sur une planche, des amitiés qui vont durer… Voilà, vous y êtes, même pas besoin de photo en fait !!

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Categories: Amérique du sud, Pérou

Latest news !

 – Ce message restera toujours en tête de la page « Blog » pour vous permettre de voir un peu où j’en suis quand je n’arrive pas à être à jour en temps voulu ! –

– Comme il m’est parfois plus difficile de poster sur le site que sur facebook, j’ai créé une page, accessible à tous (y compris ceux qui ne souhaitent pas ouvrir un compte facebook) sur laquelle je poste des nouvelles courtes et des photos plus régulèrement :

Page fb 33 tour

27.01.2014 – Equateur

 

18.10.2013 – Bolivie

Bon… ben là je vous ai vraiment abandonnés !! Et plus le temps passait, plus j’avais honte du retard accumulé, et moins j’osais donner des nouvelles. Mais cette fois je me lance. Depuis le Nicaragua il s’est passé bien des choses. D’abord j’ai terminé mon périple en Amérique centrale. Depuis le Nicaragua, j’ai rejoint le Costa Rica, via la péninsule de Nicoya (dans mon top 3 à vélo !).

Rio Oro, péninsule de Nicoya, Costa Rica

Rio Oro, péninsule de Nicoya, Costa Rica

 

J’y ai découvert de magnifiques plages, j’y ai rencontré des tas d’animaux, connus ou inconnus, j’ai beaucoup abusé de l’accueil très chaleureux des pompiers, mais aussi des « ricos » (les costaricains). J’ai pu mesurer l’intérêt de l’accès à l’éducation (l’école est gratuite au Costa Rica) en comparaison avec les autres pays traversés depuis Cuba en discutant avec les gens, ainsi que l’american way of life qu’induit la présence de nombreux états-uniens au Costa Rica, j’ai goûté à la « pura vida » (slogan du Costa Rica) ou « pura mierda », c’est selon car sous leurs airs très écolo, tout n’est pas rose, et le braconnage notamment pose problème.

Crocodiles Costa Rica

Crocodiles Costa Rica

Puis nouvelle frontière, nouveau pays : Panama. Qui aurait cru que j’y passerai tant de temps !!

Frontière panaméenne

Frontière panaméenne

J’ai passé mes deux premières nuits dans un restaurant : j’y ai cuisiné des crêpes, on m’a prêté un cheval pour aller défiler en ville pour l’anniversaire de la conception de la province, j’ai vu défiler des fanfares…

Marisqueria de la Concepcion, Panama

Marisqueria de la Concepcion, Panama

A ch'val ! :)

A ch’val ! :)

Ensuite les pompiers m’ont à nouveau aidé, et j’ai découvert une belle région semi-montagneuse au nord du pays avant de redescendre vers la capitale où j’ai passé… un mois (!).

Bomberos de Aguadulce

Bomberos de Aguadulce

Séquence émotion en bouclant la traversée de l'Amérique centrale...

Séquence émotion en bouclant la traversée de l’Amérique centrale…

Rencontre de voyageurs au (très) long cours, à vélo et en bus. Beaucoup de questionnements avec ces rencontres… pourquoi s’arrêter de voyager ? Ils sont la preuve qu’il est possible de voyager des années durant.

Shahla et Peter depuis 9 ans sur les routes

Shahla et Peter depuis 9 ans sur les routes

Puis, grâce à Gwendal et Alex et Xavier de Namasté, j’ai pu traverser le canal de Panama à bord de Belle Oiselle, un catamaran à moteur avec Luké et Marie. Encore une belle rencontre et un superbe accueil : je suis restée plus de 3 semaines à bord !

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Canal de Panama

Canal de Panama

Au programme, carénage du bateau, sortie pêche dans les îles Perlas, bons moments autour de délicieux repas, le bonheur d’avoir un « chez-soi », de partager le quotidien, de nouveaux amis, dur dur de redécoller après ça !

Chantier de carrénage Belle Oiselle

Giani et Astrid

Diego et Astrid

Gabrielle de Lune

Et puis agréablement surprise par la ville de Panama. Sans doute car je vivais loin des voitures, isolée sur une presque-île ! Les recherches pour un bateau qui m’aurait mené en Equateur n’ayant pas été fructueuses, j’ai fini par prendre l’avion directement pour la Bolivie, à Santa Cruz très exactement. Et à partir de là je souhaiterais reprendre les récits détaillés, alors vous pourrez en savoir plus dans mes prochains messages.

Vue sur le centre ville de Panama

Vue sur le centre ville de Panama

Sortie du canal de Panama : Musée international de la biodiversité en construction

Sortie du canal de Panama : Musée international de la biodiversité en construction

Mes excuses les plus plates de vous avoir laissé sans nouvelles… en espérant que j’arriverai à tenir le rythme pour la suite ! En tout cas, tout va bien, le fait de prendre mon temps me permet de ne jamais avoir de baisse de moral, pourvu que ça dure !

16.07.2013 – Nicaragua

6 mois déjà… Un quart de mon voyage, et si peu de distance parcourue ! Je prends mon temps, je savoure la découverte de ce mode de vie, je laisse leur chance aux rencontres. Je commence aussi à entrer dans une réflexion intérieure plus profonde. Il me faudra le temps de réussir à mettre des mots sur toutes ces pensées qui traversent mon esprit, qui fusent, s’entrechoquent, ne trouve pas toujours de réponse ou de solution… pour vous la faire partager. Compliqué, mais très intéressant, peut-être que j’approche un peu plus du « Pourquoi ? » de ce voyage (même si un voyage se passe de motif, j’aimerais savoir ce qui m’a poussé à tout lâcher pour partir avec mon sac sur le dos…).

Sinon je reviens de 10 jours sur une île du Nicaragua, dans la mer des Caraïbes : pas de route, presque pas d’électricité, déconnexion, réflexion, et l’indescriptible magie de la découverte de la plongée (j’ai passé la certification « Advanced Open Water »). Le retour vers des francophones aussi et autres voyageurs, après tout ce temps à partager mon quotidien avec des locaux en espagnol, ça fait du bien aussi de ne plus réfléchir quand on veut dire quelque chose, de pouvoir échanger sur ses impressions de tel ou tel pays, sur ce qui nous manque ici et ce qui nous manquera une fois parti d’ici, ce qui nous dérange et ce qui nous fait rêver, ce que nous avons fait et ce qui nous reste à faire, ce qui nous révolte et ce qui nous inspire le respect, ce qui nous fait vibrer et ce qui nous fait pleurer.

Et puis je rencontre aussi de belles personnes qui vivent en France, je me dis que ceux-là au moins, je pourrai les revoir. C’est une des dimension qui me pèse le plus en voyage : savoir quand je quitte ma « famille de voyage » (comprenez tous ceux qui m’aident d’une façon ou d’une autre ou m’apporte chaleur et réconfort en route) que j’ai peu de chance de les revoir un jour.

J’ai maintenant retrouvé mon vélo qui était resté dans une famille rencontrée en route à Managua (capitale du Nicaragua), et je m’apprête à repartir : 2 lieux à voir au Nicaragua (Granada et l’île Ometepe sur le lac Cocibolca, ou lac Nicaragua) avant de reprendre la route vers le Costa Rica. Je ne sais pas encore par où passer… j’y travaille ! En tout cas je voudrais me dépêcher à partir de maintenant, j’ai encore quelques pays d’Amérique du sud à visiter avant de traverser le Pacifique à la fin de l’année. Il me reste environ 1300 km à parcourir, et pas mal de jolies choses à voir au Costa Rica (je me limiterai à la péninsule de Nicoya et peut-être du parc national de Corcovado). Pour Panama, pas de tourisme, je rejoindrai au plus vite un port pour trouver un bateau pour atteindre la Colombie (d’ailleurs vous pouvez peut-être m’aider : mon rêve serait de passer le canal de Panama en bateau alors si vous connaissez des bateaux qui ont ce projet avant de rejoindre la Colombie ou alentours, dans un sens ou dans l’autre, je prends !).

Les nouveautés sur le site :

  • Tout savoir sur le Bici’33 et l’organisation d’un voyage en vélo préparé en 2 semaines dans l’onglet Présentation ou en cliquant ici.
  • J’en ai profité pour redonner un peu de fraîcheur à ma présentation en créant aussi une page « Où suis-je ? Où vais-je ? » dans le ême onglet et ajouter quelques photos à ma présentation.
  • Quelques nouveaux articles sur le blog
  • Prochain article à venir : « J’ai testé pour vous les cours d’espagnol au Guatemala »
  • Petit rappel : je poste sur ma page facebook (accessible même si vous n’avez pas de compte) quelques photos et nouvelles de temps en temps : www.facebook.com/le33tour. Vous avez par exemple un aperçu de Little Corn Island en photo posté récemment, lien direct en cliquant ici.

J’espère que tout va bien pour vous, que vous profitez de la chaleur revenue, et que vous avez « profité », « profitez », ou « n’avez pas trop de mal à patienter pour partir en vacances. Ramenez-moi des photos, pas besoin d’aller loin pour faire rêver et apprécier les moments partagés et moi aussi j’adore les récits et les photos ; )

30.06.2013 - Apres ma semaine de cours a San Pedro la Laguna, j ai repris la route vers le Salvador ou j ai passe environ une semaine et j ai beaucoup aime. Avant hier la frontière du Nicaragua. J ai surtout pédale pour l instant pas fan… De beaux paysages, mais je ne sens pas des gens très accueillants… A voir je vais me poser quelque part dans les prochains jours ou il y a Internet j ai besoin de faire des mises a jour du blog mais je n ai pas Internet depuis mon arrêt de 2 jours au Salvador… Désolée et a bientôt !

12.06.2013 - Depuis le 8 au soir, je suis à San Pedro La Laguna (ICI), j’y reste une semaine pour perfectionner les quelques bases acquises depuis mes 2 mois d’immersion en milieu linguistique hispanique ! Un lac (le plus haut d’Amérique centrale à 1600 m d’altitude) entouré de montagnes et volcans, l’idéal pour se ressourcer et se poser !

Ma "salle de classe", dur dur !

Ma « salle de classe », dur dur !

08.06.2013 – Le vélo et moi-même sommes à nouveau sur pieds ! Du coup départ demain pour la deuxième étape du voyage qui ne durera qu’un jour (65 km, environ 700 mètres de dénivelé régulier et de belles descentes) avant de m’arrêter une semaine pour prendre des cours d’espagnol à San Padro la Laguna au bord du lac Atitlan.

Bici'33 tour - Etape 2

Les dernières mises à jour du site :

  • 3 nouveaux messages sur le blog, pour connaître le détail de mes 2 premières journées à vélo (dont la première vidéo du Bici’33 tour !) ! La suite dans la semaine qui vient.

05.06.2013 – Tout va bien en direct du Guatemala ! Les premiers jours du Bici’33 tour ont été à la hauteur de mes attentes, je me régale. Attention, tout n’est pas rose, il y a bien de la fatigue, quelques douleurs, un peu de casse, des moments où l’on n’a plus envie de pédaler, mais les belles rencontres, la joie de profiter de chacun des détails du paysage, de s’arrêter pour parler aux gens que l’on croise et l’incroyable accueil qui m’a été réservé effacent tous ces petits soucis ! Le récit est écrit, je dois encore trier photos et vidéos, mais vous aurez tout ceci dans les prochains jours. J’ai décidé de vous raconter Cuba et le Mexique un peu plus tard pour que vous puissiez suivre mon aventure en temps réel (ou presque !).

J’en suis là pour l’instant :

Bici'33 1st step

Les dernières mises à jour du site :

  • 7 nouveaux messages sur le blog, vous saurez tout jusqu’à mon arrivée à Cuba !
  • Mise à jour de la page « Dîtes 33 » pour tous les voyageurs qui souhaiteraient en savoir plus (pas encore très satisfaite de la mise en page, je la retravaillerais à l’occasion !).
  • Merci de vos commentaires qui me font toujours aussi plaisir !

25.05.2013 – Cette semaine aura été consacrée à la préparation du vélo pour le grand tour : récupération d’infos sur les blogs, révision du vélo, changement des rayons d’une roue qui étaient oxydés et que je ne pouvais plus serrer, achat du matériel de première nécessité, équipement (compteur, porte bidon, casque…), installation du porte-bagage, des sacoches, du compteur… j’apprends au fur et à mesure !

Départ prévu demain, prochaine étape : San Cristobal, mais au Guatemala cette fois où je serai accueillie chez Carlos, que j’ai rencontré via le site Warmshower (un site qui permet aux cyclistes d’être hébergés en route chez des particuliers). J’ai environ 350 km jusque là, je ne sais pas combien de jours je mettrai car je n’ai jamais expérimenté ce type de voyage. Il y a des cols « sympas », on verra si je tiens le coup ;)

Mises à jour sur le blog :

  • Quelques nouveaux messages sur le blog
  • Les vidéos ont été ajoutées dans l’article du 16 mars
  • J’ai créé une page facebook pour permettre aux gens qui ne sont pas sur le site de me suivre car il est plus simple pour moi de donner des petits nouvelles sur facebook : www.facebook.com/le33tour (et je ne suis pas sûre de pouvoir accéder à mon site au Guatemala, il y a des sites censurés…).

20.05.2013 - De retour d’une semaine de… (j’ose ?? Aller, j’ose !) … « vacances » dans le Chiapas avec mon cousin qui vit au Mexique depuis un an et demi : lagunas, ruinas, cascadas, paysages de fou, nuits sous tentes au bord de magnifique lacs ou au beau milieu de la jungle, tacos, tortillas, tamales et autres réjouissances culinaires, voilà pour le résumé ! Le récit que comme d’habitude on espère bientôt suivra… (no comment).

Puis retour à San Cristobal pour acheter le… BICI’33 : la suite du 33 tour se poursuivra à vélo au travers de l’Amérique centrale. Le temps de recevoir les sacoches pour le vélo, de tracer mon itinéraire, d’acheter les quelques outils nécessaires et c’est parti ! Des news bientôt et demain (21/05 vers 14h30 heure française), je vous en parle sur Allo la Planète (que vous pouvez écouter en direct via Internet, dans votre radio sur la fréquence du Mouv’ qui va bien dans votre région, ou les jours qui suivent en podcast !

Pour les nouveautés sur le site :

12.05.2013 - Pas très sérieux tout ce retard !! Je n’ai pas eu de connexion pendant plus d’un mois (à Cuba, difficile de se connecter et accès réduits aux sites), et quelques soucis (résolus, merci Giuze !) avec le site Internet. Je complète poco a poco, et même si j’avais déjà rédigé les messages lors de la traversée vers Cuba, cel aprend pas mal de temps de sélectionner les photos, les redimensionner, faire la mise en page… Alors toutes mes excuses pour ce décalage.

Côté nouveautés et mises à jour sur le site : 5 nouveaux messages sur St Martin et Tortola, et quelques nouveautés sur le blog dans la colonne de droite (merci Giuze !!) : vous pouvez vous inscrire au blog pour être informé par mail des nouveaux articles postés (il vous suffit d’entrer votre e-mail et de cliquer sur « Je m’inscris au 33 tour ! »), et quelques autres menus qui peuvent s’avérer utiles pour retrouver des articles.

Où suis-je en ce moment ? Après un mois à Cuba (magique !!), j’ai rejoint le Mexique à Mexico DF où j’ai passé quelques jours. De là, direction le sud à Oaxaca pour 3 jours, et je viens de passer une semaine à San Cristobal de las Casas pour chercher un vélo et poursuivre mon voyage à vélo au travers de l’Amérique centrale. Hier mon cousin, qui vit à Queretaro (Mexique), m’a rejoint. Nous allons passer la semaine ensemble à nous balader dans la région du Chiapas.

Je suis tombée sur la vidéo de 2 voyageurs en train de préparer leur voyage qui m’a bien plus :

22.03.2013 - Dernières nouvelles : je n’ai pas réussi à mettre mon blog à jour comme vous l’avez vu… J’y travaille pourtant beaucoup mais ça prend vraiment du temps et je veux aussi profiter de ces moments trop courts. Donc les mises à jour au jour le jour sont difficiles… Désolée ! Quand même : de nouvelles photos en en-tête, la page de présentation complétée, du nouveau pour les enfants des classes de CE2 et grande section de Bazas (et pour tous ceux que ça intéresse), et un nouvel article sur St Martin en date du 22.02.2013 !

Je rentre dans la partie « latine » de mon voyage, je vais me retrouver dans un pays dans lequel je ne comprends pas la langue et je vais sans doute me sentir muette à ne pas pouvoir m’exprimer comme je le souhaiterais… Je suis persuadée que l’immersion est le meilleur moyen pour apprendre vite, je vous dirai ça ;)

Aragorn's studio : the tree's table

Trellis Bay, Tortola

Je pars demain à 8 heures pour Cuba. Je naviguerai à bord d’un catamaran de 23 mètres de long : Maita’i (du tahitien « bon » ou « le meilleur »). C’est un bateau qui sert pour du charter (les gens paient pour passer une semaine sur le bateau et faire de la croisière, la plupart du temps autour d’une ou plusieurs îles, service tout compris à bord, grand luxe en terme d’équipements et de service. Là, ils sont entre deux charter, et pour le prochain ils doivent se rendre à Cuba et ont accepté que je les accompagne, tip top ! A bord se trouve : Eddy le capitaine, Alain qui s’occupe de toute la partie technique du bateau, Enora qui s’occupe de la partie organisationnelle et de la cuisine, tous trois français et Laura qui est sud américaine est hôtesse.

Un "crabe soldat". J'ai testé sa pince pour vous, à voir en vidéo un peu plus tard !

Un « crabe soldat ». J’ai testé sa pince pour vous, à voir en vidéo un peu plus tard !

Après ma semaine à cuisiner au feu de bois, à prendre la douche au jet d’eau et à boire de l’eau de pluie, je retrouve le confort (qui ne me manquait pas cela dit) et quelques mets qui ne faisaient plus partie de mon alimentation ces derniers temps : vin rouge (Pomerol s’il-vous-plaît…), fromage, saumon, laitages, lait… Je les apprécie fort bien !

Des lézards, il y en a partout ici !! Un peu plus gros que chez nous et ils sont super bons en saut !

Des lézards, il y en a partout ici !! Un peu plus gros que chez nous et ils sont super bons en saut !

Arrivée prévue dans 5 jours à Cienfuegos (au sud à peu près au milieu de l’île). Ravie de reprendre la route, mais dur dur de quitter ce lieu si magique, qui me correspond tellement et ces personnes rencontrées… Quand on me dit que je suis courageuse d’entreprendre ce voyage, je ne comprends pas vraiment. Par contre, quitter les lieux et les gens que l’on apprécie, ça, je peux vous dire que ça demande du courage.

Tiens tiens tiens, mais qu'est-ce donc ? Suspens jusqu'aux prochains messages sur Tortola !

Tiens tiens tiens, mais qu’est-ce donc ? Suspens jusqu’aux prochains messages sur Tortola !

A très bientôt !

** Vous l’aurez sans doute remarqué : en tentant de changer les photos du bandeau de mon blog j’ai eu un petit soucis avec les dimensions que je n’arrive pas à résoudre… Ça ira en attendant, mais j’espère trouver rapidement une solution ; )

21.03.2012 – Quelques nouveaux articles, mise à jour des pages des enfants et ajout de quelques livres lu pendant la traversée. J’espère finir de poster d’ici mon départ les nouvelles d’ici aussi ! Je rejoins le bateau qui m’emmènera vers Cuba demain, et nous prenons le large pour 5 jours de navigation prévus samedi. Déçue de quitter si tôt ce ptit coin de paradis trouvé ici à Tortola, mais ravie de naviguer à nouveau ! Je pense bien à vous tous, merci de vos commentaires qui me donnent l’envie de continuer à vous faire partager mon aventure !

Une superbe fleur

19.03.2013 – Je suis maintenant dans les îles vierges britanniques, à Tortola plus exactement. Magnifique île, beaucoup plus relaxante que St Martin. Je fais du wwoofing : je travaille 5 heures par jour, 5 jours par semaine dans une ferme bio en échange du gîte et du couvert. Good Moon Farm (la ferme en question) est un petit coin de paradis ! Son propriétaire tient aussi un studio artistique dan lequel j’ai passé ma première journée : magique !

Je vous raconte tout ça dès que possible, mais d’ici là je vais faire une mise à jour chaque jour pour vous raconter mon passage à St Martin en détail ! Première mise à jour : voir l’article du 18.02.2013. Désolée de ne pas avoir été plus régulières dans mes messages… Je passe une semaine ici avant de repartir en bateau pour Cuba vers le 22 mars !

1 mois en Bolivie

- Désolée, pas le temps de poster les photos ici, elles sont sur ma page facebook à laquelle vous pouvez accéder en cliquant ici -

Après ces 3 jours incroyables sur la route du Che avec ces cyclistes boliviens, direction Sucre (en bus jusqu’au bout finalement, j’ai manqué un bus et ça a changé tous mes plans : on change pas une équipe qui gagne !), puis Potosi. Deux villes à respectivement 2750 et 4000 mètres d’altitude. J’aborde une autre partie de la Bolivie : l’altiplano. Et je passerai les 2 prochains mois à ces altitudes, entre la Bolivie et le Pérou. Je n’étais pas très motivée pour visiter ces 2 villes, il m’aurait fallu un(e) compagnon de voyage pour me motiver, donc rien de spécial. Je m’attendais à mieux pour Sucre et le centre de Potosi est sympa, mais bon je ne peux être objective, je n’aime pas les villes de manière générale !

De Potosi, mon vélo à repris du service ! Je pars pour Uyuni, à quelques 200 km de là. Des paysages somptueux, mes premiers lamas croisés, très très difficile pour moi de combiner altitude et effort physique (peut-être le poids des bagages à l’arrière aussi qui n’aidait pas). Dans les bonnes côtes, je devais parfois m’arrêter tous les 500 mètres, le coeur à mille à l’heure pour reprendre mon souffle ! Mais pas d’effets néfastes du mal de montagnes à part ça. J’ai parcouru les derniers kilomètres en bus, et je n’ai pas regretté quand j’observais derrière la fenêtre du bus le désert (un désert de mini buissons bien secs) que j’aurais eu à traversé !

A Uyuni, je n’étais pas assez organisée (niveau matériel et équipement) pour me lancer à l’assaut de la région Sud Lipez : des déserts et des déserts, ponctués de lac splendides. J’ai donc du passer par un tour (quoi ?! un tour ??!) de 3 jours en 4×4 pour le parcourir, et aucun tour n’est possible sans passer par le Salar de Uyuni (désert de sel le plus grand du monde) que je prévoyais de traverser à vélo… Tant pis, je le verrai deux fois, ce n’est pas pour me déplaire ! Et puis ça me permettra de faire du repérage (un désert ça ne se traverse pas n’importe comment… ! Ca peut être dangereux si on n’est pas préparé un minimum) en plus des informations récoltées jusqu’à présent.

Le tour organisé a été dur à supporter pour moi : on a 20 minutes ici, après on repart… 30 minutes pour vos photos… aller on y va ! Bref, voyager seulement pour faire des photos, ce n’est pas pour moi (mais je ne suis pas tombée sur le plus cool des groupes.. ça joue aussi), que de frustrations (on aimerait passer des jours dans tous ces lieux magiques) ! Et je comprends qu’on me dise parfois « Mais comment tu arrives à digérer tout ce que tu vois ?! ». Parce que je prends mon temps pour voyager ! Il n’empêche que c’était magnifique, j’en ai pris plein les yeux.

Ensuite je me suis donc attaquée à la traversée de ce salar en vélo, en solo, sans compteur, ni GPS. En saison sèche, c’est faisable ! Et là… les mots me manqueront pour vous décrire cette expérience incroyable. 2 nuits au milieu du sel : une sous tente au milieu de rien, et une sur l’île Incahuasi peuplée majoritairement par des cactus, avec une vue splendide. Les couchers de soleil, le vent, l’horizon qui s’arrondit, qui se floute, une piste de danse géante pour moi toute seule, le soleil qui joue avec mon ombre, tantôt minuscule, tantôt immense… Indescriptible. Mais je tenterai de vous donner plus de détails… un jour ! Parce qu’il y a aussi la partie vélo : pédaler sur un désert de sel, c’est magique au début, mais après, pédaler des hueres vers un point qui s’éloinge au fur et à mesure qu’on s’en approche, sans avoir aucune idée de la distance restante à parcourir c’est pas toujours le pied !

Je suis arrivée au nord du désert, objectif, l’ascension du Tunupa, puis finir la route a vélo vers Salinas de Garci Mendoza. Des kilomètres de piste, de poussage de vélo, de soleil… Pas toujours facile ! Heureusement j’étais en bonne compagnie, je récupérais chaque jour un chien qui ne lâchait plus mes roues ! (la séparation a été horrible)

De là, je rejoins La Paz en bus. 8 heures de bus sur des pistes trouées avant de retrouver le macadam. Je passerai une semaine au lieu de quelques jours à La Paz, pour de belles rencontres, un peu malade, et pour envoyer quelques présents pour noël en France (10 kg quand même…). Je n’ai pas trop visité, mais La Paz est une ville assez incroyable (800 mètres de dénivelé entre le haut et le bas, le tout de 3200 à 4000 mètres d’altitude !).

Ensuite départ pour le lac Titicaca (un nom qui fait rêver sans que je sache pourquoi…). Le début en bus (sortir de La Paz n’aurait pas été une partie de plaisir), et la fin à vélo jusqu’à Copacabana. Là je retrouve Emilie et Johannes, des français rencontrés à La Paz. Petit resto le soir pour fêter nos anniversaires passés et à venir à quelques jours d’intervalle (on s’st offert une fondue savoyarde !! Rien à voir avec celle de france, mais magique quand même pour la symbolique). Très très jolie petite ville j’ai adoré, et aurais aimé y rester plus longtemps… De là j’étais à quelques kilomètres de la frontière péruvienne. Bus de nuit, direction Cuzco !

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Le Che en Bolivie

Ernesto Guevara naquit à Rosario en Argentine, le 14 juin 1928, et mourût dans l’ignorance, à La Higuera en Bolivie le 9 octobre 1967.

El Ché

« Une douleur profonde nous laisse sans voix. El Che, notre chef, camarade, et ami, guérillero héroïque, homme d’idées exceptionnelles, est mort. » Journal de Inti Peredo

Il était fermement convaincu de l’importance d’étendre sa lutte armée et la révolution socialiste dans les pays du tiers-monde, ce qui le motiva à générer et mettre en place des foyers d’insurgés et des guérilleros dans de nombreux pays d’Amérique latine. C’est ainsi qu’à partir de 1965, il combattit au Congo et en Bolivie par la suite.

L’emblématique figure du guérillero dans l’actualité éveilla les conscience et déchaîna les passions (favorables et défavorables), passions qui se sont converties en un symbole et un drapeau à connotation internationale.

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Qui était le Che ?

Son vrai nom était Ernesto Guevara, cependant à partir de la révolution cubaine, il  fut connu dans le contexte international comme « El Che Guevara » ou simplement « El Che ».

La formation professionnelle de ce personnage particulier, qui malgré le fait qu’il soit étranger à ce pays est une partie vivante et importante de l’histoire de la Bolivie, fût la médecine, qu’il étudia dans son Argentine natale. Cependant il faut souligner qu’en dehors de cette carrière, spécialement à Cuba, il a aussi exercé comme politique, écrivain, et guérillero.

Ernesto Guevara fût l’un des commandants qui sous le mandat de Fidel Castro, combattît et fût à la tête de la révolution cubaine entre 1953 et 1959. La fin des années 50 (1959) a marqué, pour Che Guevara le début d’une participation directe et active dans la politique à La Havane, capitale de Cuba, pays qu’il a adopté comme le sien.

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« Ruta del Che » : destination touristique mondiale. (Tiré d’un dépliant, assez hypocrite -voir documentaire à la fin de cet article-, consulté sur place)

Le gouvernement du président Evo Morales, au travers du Ministère de Production et des micro-entreprises et le vice-ministère du tourisme, a initié une campagne latino-américaine pour promouvoir comme destination touristique communautaire l’inestimable valeur historique, culturelle et naturelle de la Ruta del Che.

La Ruta del Che regroupe les sites et les localités qui ont été parcourues par le légendaire guerrillero argentino-cubain Ernesto « Che » Guevara, durant son incursion dans la région sud-est bolivienne il y a 40 ans.

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Derrière cette politique, les opérateurs de tourisme offrent des voyages qui combinent les pélerinages de gauche avec l’écotourisme d’aventure : a pied, à cheval ou en véhicule tout terrain, dans les zones montagneuses escarpées qui n’ont quasiment pas changé depuis les quatre dernières décennies.

La route du Che représente aussi les lieux qu’a parcouru le guerrillero qui s’étend sur 800 km de long du sud de Camiri au nord de Vallegrande, dans les musées et les relais pour voyageurs.

Ruta del Che

Celui qui s’intéresse au parcours du Che dans la jungle du sud-est de la Bolivie, tandis qu’il était poursuivi par l’armée, pourra le suivre sur plusieurs jours, en partant de la ville de Santa Cruz pour arriver au petit village de La Higuera où il fut assassiné en octobre 1967.

La figure du Ché transcende depuis sa mort à travers les frontières de la politique et au sein de la mystique populaire, dû, en parti, aux conditions tragiques de sa mort.

Déroulement chronologique de son passage en Bolivie.

Chronologie Che en Bolivie

La Higuera

Il y a 40 ans, Ernesto Guevara était assassiné par l’armée dans un village appelé La Higuera. Depuis, cette enclave naturelle s’est convertie en lieu de pèlerinage. Ici, nombreux sont ceux qui croient aux pouvoirs surnaturels du légendaire commandant guérillero. Il est possible d’y faire une promenade jusqu’à la brèche del Churo où fut capturé Le Che en vie le 8 octobre 1967. Là, il livra son ultime bataille.

Les visiteurs peuvent suivre les ultimes pas que le Che a parcouru de la brèche à La Higuera. La petite école dans laquelle il a été exécuté a été rebâtie et convertie en musée communal en hommage au guérillero.

L'école dans laquelle le Che a été exécuté ressemblait à ça.

L’école dans laquelle le Che a été exécuté ressemblait à ça.

Ñacahuasu : la guérilla du Ché en Bolivie

Le 23 mars 1967, se produit la première embuscade au-dessus du rio Ñacahuasu. C’est le commencement du conflit armé entre le groupe de guérilleros commandé par Ernesto Che Guevara et l’armée bolivienne. La guérilla était en phase de préparation, et fût découverte prématurément, ceci pour 3 raisons convergentes :

  • Indiscrétion propre
  • Délation de quelques déserteurs
  • Investigation aux services de la inteligencia de Bolivie et des Etats-Unis.

Le groupe du Che au complet était composé de 29 boliviens, 16 cubains, 3 péruviens, et la germano-argentine Tamara Bunke (dite « Tania »). En tant que « visiteurs », il y avait Ciro Roberto Bustos et l’intellectuel français Régis Debray.

Le Che dans sa campagne sud est bolivienne

Entre mars et octobre, la bilan des actions furent favorables à la guérilla. Cependant, la guérilla fût isolée dès le début, elle n’avait pas des effectifs suffisants ni avec les partis de gauche, ni dans les secteurs sociaux potentiellement alliés comme les mineurs qui eux-mêmes ont souffert des années durant du « Massacre de San Juan » (24 juin).

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Début octobre, ils vécurent une situation désespérée : ses réformés étaient moindres que ceux des forces régulières, mais il n’existait aucune recrue de remplacement. Sans contact avec l’extérieur, il comptait dans ses effectifs plusieurs malades graves et blessés. Ses dépôts d’armes, de nourriture et de médicaments avaient été découvert et le terrain à proximité de Vallegrande étaient peu propices pour eux. Pour couronner le tout, le Che était sujet à de violentes crises d’asthme, maladie qui le suivait depuis son enfance. La huitième division marchait dans leurs traces et l’empêchait d’accéder au nord. A tel point, que la quatrième division le contraint à se replier au sud.

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Dans ces conditions, et avec seulement 17 hommes restants, Le Che fut obligé de livrer bataille dans la brèche d’El Churo. Le dimanche 8 octobre, dans l’après-midi, blessé au mollet droit et avec son arme devenue inutilisable, il fut capturé par une escouade de rangers. A ses côtés « Willy », mineur de Huanuni nommé Simeón Cuba. Ils furent conduits à pied jusqu’à la Higuera, et furent tous deux exécutés le jour suivant vers midi dans la petite école dans laquelle ils avaient été détenus.

Citation Che Guevara

Ensuite le corps a été exposé à la presse internationale dans la « lavanderia » de Vallegrande jusqu’à disparaître mystérieusement, déclenchant de nombreuses hypothèses : certains dirent que le corps avait été brûlé, d’autres qu’il avait été jeté dans la montagne, qu’il avait été emporté aux Etat-Unis, et d’autres nombreuses hypothèses. La réalité est qu’il avait été enterré dans une fosse commune sous la piste d’atterrissage de l’aérodrome de Vallegrande (des explications détaillées dans le documentaire mentionné en bas de cet article).

Lavanderia où fut exposé le corps du Ché à la presse avant de disparaître mystérieusement.

Lavanderia où fut exposé le corps du Ché à la presse avant de disparaître mystérieusement.

La lettre que le Che Guevara avait laissé à ses 5 enfants au cas où il serait tué.

La lettre que le Che Guevara avait laissé à ses 5 enfants au cas où il serait tué.

Le dernier jour du Che raconté par notre guide 

« Ils sont arrivés au lever du jour à la Pikachu. Cette communauté était en fête, ils célébraient leur fête patronale. Les guérilleros se sont joint à eux un moment, et de là ils sont venus à La Higuera. Ils y sont arrivés vers 10 heures. Tous les gens s’étaient déjà échappés, spécialement les hommes, parce qu’il y avait une rumeur comme quoi les guérilleros venaient pour recruter. pour les enrôler dans la guérilla. Il ne restait que les femmes, et toutes les femmes se cachèrent dans une seule maison.

L’armée bolivienne / US (les Etat-Unis étaient venus former les troupes boliviennes pour combattre le Che) savait déjà que la guérilla était en train d’arriver dans leur direction. Ils ont donc préparé une embuscade. Vers 13 heures, les guérilleros étaient en vue, ils commençaient à sortir, l’avant garde en premier, le centre et l’arrière garde suivaient un peu en arrière. Quand l’avant-garde était à porté de tir, les 3 premiers guérilleros ont été abattus par un soldat. Le centre et l’arrière-garde restaient hors de portée, et en entendant les coups de feu, ont bifurqué de route. Le terrain montagneux et le peu de végétation n’étaient pas favorable à la guérilla. Ils ne pouvaient pas faire demi-tour car un autre détachement de l’armée bolivienne étaient sur leurs talons. Les soldats les ont pris à revers et leurs ont tiré dessus. Ils ont attrapé le Ché blessé d’une balle dans le mollet droit. »

Quelques photos du musée du Che

Pour aller plus loin

  • Bien sûr il y a « El diarios de motocicleta » dont je vous parlais dans cet article, qui retrace le premier voyage d’Ernesto Guevara, sur les routes d’Amérique du sud.
  • Je vous recommande vivement ce documentaire qui explique de façon détaillée la fin du Che, en présentant les enjeux des différentes parties.

  • Un autre documentaire, « Parlez-moi du Che », réalisé par Pierre Richard :

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La route du Ché

Pour terminer la ruta del Che, il fallait continuer jusqu’à La Higuera, là où se sont déroulés les événements qui ont mis fin à la révolution. J’avais songé à continuer toute seule, mais en apprenant la veille qu’un groupe se formait pour s’y rendre, j’ai demandé s’il restait une place pour moi, et par chance, oui !  Je les ai donc rejoint tôt le matin dans leur hôtel, il fait un froid saisissant et inhabituel pour la région, mais ça arrive quelques jours dans l’année et par chance nous aurons le chauffage dans la voiture (grand luxe !)… Nous avons pris un petit déjeuner ensemble avant de prendre la route (piste) vers Pucara… et quelle route ! Le froid a transformé le paysage pour nous offrir un spectacle magique : tout est gelé. Chaque branche, chaque herbe s’est parée d’un manteau de glace. Magnifique. Nous ne résistons pas à l’envie de nous arrêter à plusieurs reprises pour admirer cette œuvre éphémère de la nature de plus prêt et l’immortaliser de quelques photos. Nous croisons une famille en voiture qui fait de même, ce ne doit pas être un spectacle qui se présente souvent par ici vu leur émerveillement. La neige a ce pouvoir de me faire retomber en enfance (toujours conserver et cultiver l’enfant qui sommeille en chacun de nous !!), mais je constate que je ne suis pas la seule. Et avec tout ça, nous oublions qu’il fait 1°C, nous nous délectons de chaque détail.

Nous arrivons à Pucara, adorable petit village loin de tout, de belles ruelles, un beau point de vue. On achète de quoi grignoter, et je découvre alors le maïs soufflé, ça ressemble à des « Smacks » géants sans caramel autour, juste parfois un peu de sucre, mais ça n’a pas un goût très prononcé. J’y vois rapidement un bon allié pour le vélo : ça ne coûte rien, c’est léger, ça met longtemps à être mangé, et ça remplit le ventre ! (je verrais ensuite que selon la région de Bolivie dans laquelle l’on se trouve, le prix va du simple au quintuple).

Le "mana", maïs soufflé

Le « mana », maïs soufflé

Puis nous continuons notre périple vers La Higuera, nous entrons dans le vif du sujet. J’ai récolté quelques informations pour ceux qui souhaiteraient en savoir un peu plus, mais c’est un peu long et je vais donc faire un article à ce sujet.

Le Ché - La Higuera

Après avoir tout appris sur la fin tragique du Ché, retour à Pucara, ou nous mangeons une soupe et un plat à base de riz, bananes plantin, légumes, et oeuf au plat avant de reprendre la route du retour vers Vallegrande. Ils me déposent et continuent vers Santa Cruz. Je récupère mon vélo et me trouve un petit hôtel ou passer la nuit. J’en profite pour aller faire un tour, retirer des sous, acheter quelques bananes au marché, me connecter dans un cybercafé, puis repos !

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La "Ruta del Che" à vélo (2)

Réveillée vers 7 heures, j’entends que ça s’active dehors. Je masse un peu mes avant-bras : plus aucune douleur ! Incroyable, merci Luche (qui me fera cadeau de sa crème magique) ! Il a plu cette nuit, j’imagine que ça parle praticabilité de la route ! Il fait 3°C, et le petit dèj’ api / empanadas con queso servi dans la cour de l’école est plus que bienvenu ! Le village baigne dans le brouillard et la bruine. Des groupes se forment : ceux qui retournent à Samaipata à vélo (c’est le cas de Francisco, Remko et Luche à qui je dois dire au revoir à regret !), ceux qui montent dans la voiture balai pour passer les premiers km de côte, et ceux qui se lancent depuis le début : nous sommes 7 et je suis la représentante de la gente féminine ! Ben oui quoi je suis là pour faire du vélo après tout.

Etape du deuxième jour (je n'ai pas fait la partie en rouge)

Voici le programme de la deuxième journée !

Bon froid et pluie… comment je m’habille dans ces cas là ? Il faut jongler entre habits chauds et imperméables tout en prévoyant des habits secs pour après, se protéger du vent et de la pluie : je vais enfin pouvoir utiliser mon pantalon de pluie que je trimbale depuis le début pour rien !! Je serai quand même trempée avec la transpiration, mais l’idée c’est de garder la chaleur. Par-dessus tout ça, la veste imper-respirante, passe-montagne, capuche, casque : me voilà parée ! Ah non, il manque la touche finale : Francisco rajoute à ma panoplie 2 sacs plastiques à mettre dans mes chaussures pour garder les pieds au sec. C’est tout bon, je ne ressemble plus à rien.

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 Francisco me donne 2 barres de « gaufrette-turrón », une boîte de thon, et un flacon de poudre protéinée au cas un jour je me retrouve sans rien à manger : tu vois maman, on s’occupe bien de moi… et moi ça me touche toujours autant.

... mais je ne sui spas la seule !

… mais je ne suis pas la seule !

Petite photo avant le départ et c’est parti. Comme prévu, ça attaque dur : on attaque avec la côte la plus dure du parcours avec des pentes jusqu’à 45° sur une dizaine de kilomètres qui nous mèneront de 1900 à un peu plus de 2600 mètres d’altitude. Pour les paysages, il faudra revenir : tout est dans le brouillard. Par contre les variations de couleur de la terre et des roches du chemin sont superbes : beige, jaune, orangé, ocre, rouge je ne résiste plus à l’envie de prendre des photos malgré le froid !

Samaipata - Vallegrande a vélo

Les pauses sont rares et courtes car dès que l’on s’arrête, le froid nous saisi et nous pourrions carrément rester figé (si ça s’trouve, on sait jamais…!). A 2 reprises, en haut des cols nous croisions 2 tombes, ici elles sont lourdement fleuries : « Ce sont sûrement des cyclistes morts de fatigue en atteignant le sommet » me lance l’un des cyclistes !

Trop beau non ?

Trop beau non ?

Je croise la voiture balai qui descend les vélo, la fin de l’ascension ne doit plus être très loin ! Sylvia, une cycliste blessée la veille me tend des unidoses de miel, un pur bonheur ! Mais je ne m’attarde pas : j’ai trop froid ! Arrive enfin le col, yoohoo ! Une autre voiture balai m’encourage, me donne un peu d’eau et un sachet d’une solution énergisante sucrée et j’attaque la descente. Je suis toute seule, il règne un silence absolu, la brume n’est pas loin, le froid me pique légèrement le visage, la douce mélodie du vent sonne à mes oreilles, et le sol est recouvert d’une fine couche de sable humide qui atténue toute secousse. Je prends de la vitesse, me régale dans les lacets, et savoure cette sensation d’apaisement intense… j’ai l’impression de skier dans de la poudreuse fraîchement tombée. C’est dans ce genre de moment que la difficulté de la montée ne devient plus qu’un lointain souvenir.

Samaipata - Vallegrande à vélo

Après une quinzaine de minute le sable se fait plus rare, et je retrouve des pierres. Rien à voir avec la veille, elles sont beaucoup moins nombreuses, mais m’obligent à aller plus doucement. Et puis une fois que j’ai bien transpiré dans la montée, le vent et la vitesse me transforment en glaçon ! Au bout d’une demi-heure de descente je rêve de m’arrêter pour une bonne soupe chaude ou un thé. Je ne croise plus personne… Me serais-je trompée de chemin ?? Mes yeux parcours le sol et y trouvent des traces de VTT. C’est bon !

Samaipata - Vallegrande à vélo

Plus tard, Ingo me dépasse, je lui demande si l’on va pouvoir s’arrêter pour manger un truc au chaud, mais il n’y a pas de village jusqu’à l’arrivée ! Alors pour se réchauffer, pas d’autres solutions que d’avancer. Au détour d’un chemin la voiture balai me propose du chocolat : ce n’est pas de refus ! Et le turrón con mani de Francisco m’aide bien aussi ! La piste devient ensuite vallonnée et il doit faire quelques degrés en plus puisque j’arrive à m’arrêter pour prendre quelques photos : c’est tellement beau ! Petite rivière de cailloux à traverser, avec une vingtaine de centimètres de profondeur : « Pourvu que je n’ai pas à poser le pied dans l’eau, pourvu que je n’ai pas à poser le pied dans l’eau ! ». Je me lance, petite seconde d’incertitude… c’est bon c’est passé sans pied congelé ! Quelques mètres plus loin, une des voitures balai nous attend avec des empanadas con queso, trop bon ! Mais je le mange en roulant, il fait pas chaud chaud quand même !

Samaipata - Vallegrande à vélo Dans la dernière ascension nous roulons sur des « oeuvres d’art au naturel », des roches multi-colores qui déclinent dans des formes aléatoires : ça me rappelle quelques tableaux de mon grand-père, et les arrêts photos se multiplient au point de me faire prendre un sacré retard !

Je finirai la côte et la fin du trajet avec la voiture balai car je ne veux pas les faire attendre et je ne supporte pas qu’une voiture roule au pas derrière moi. Discussion très intéressante avec Eduardo et Javier sur le voyage jusqu’à arriver à Vallegrande dans une école où travaille un des cyclistes. Les enfants sont tous là pour nous accueillir, une table remplie de produits de la région nous attend, la musique rythme le tout : j’en ai les larmes aux yeux… Je reprends des forces, me régale d’api et d’une autre boisson chaude dont j’ai oublié le nom, et suis attirée par tous ces enfants qui nous observent par la fenêtre alors je sors jouer avec eux. Ca finira en séances photo : tous veulent se voir sur le petit écran et tester toutes sortes de poses !

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Ils me demandent d’où je viens, de parler en français (et ça les fait beaucoup rire, certains tentent de m’imiter), puis en anglais. Ils me répondent par quelques « Hello ! », « Thank you » et autres mots dont ils se souviennent, j’adore ces moments là. Quelques petits tours de vélo, puis j’irais prendre une douche bien méritée chez Javier qui m’héberge avec 3 autres cyclistes. Le soir nous retrouvons le groupe au resto et je me greffe à un groupe qui part le lendemain en voiture terminer la route du Ché avec un guide (Leo, le fils d’un des cyclistes).

Ecole Vallegrande

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La "Ruta del Che" à vélo (1)

Je m’apprête donc à attaquer la « Ruta del Che » avec un groupe de cycliste de Santa Cruz et Cochabamba.

Samaipata - Vallegrande

Voilà ce qui nous attend !

Réveil matinal, ceux qui en ont chargent leur voiture pour décharger les sacs dans les « apollo » (voitures-balai) avant d’aller les laisser toutes au même endroit, les autres rejoignent le centre-ville en vélo. Nous nous dirigeons vers le mercado pour prendre des forces : à l’entrée, une vendeuse vend des petits pains complet ou au fromage. Remko m’en offre un de chaque : un pour le p’tit dèj’, et un pour la route. Tous les étals ne sont pas encore ouverts, nous nous installons devant un stand et je découvre l’ « api », une boisson a base de mais noir, et de cannelle à la texture liquide épaissie qui se boit bien chaud : encore une boisson à base de l’eau de cuisson, j’adore l’idée ! Pour accompagner le tout un petit empanada con queso préparé devant nous : une petite boule de pâte brisé est passée entre 2 rouleaux, garnie de fromage et refermée comme un chausson aux pommes avec de jolis rebords fait main. Puis le tout est frit et nous nous régalons.

P'tit dèj' au mercado de Samaipata

P’tit dèj’ au mercado de Samaipata

Ensuite retour sur la place du village : tous les cyclistes ont des VTT derniers cris, des Canondale souvent (p’tit clin d’oeil à Alex et Robin avec qui j’aurais bien partagé ces 2 jours !!), tous bien suspendus, la plupart avec freins à disque, et même un avec une « selle hydraulique » sur lequel la hauteur de la selle se règle sur le guidon pour adapter sa position selon le dénivelé (bon là faut pas pousser non plus…!), tous légers comme une plume. Mon VTT sans suspension du haut de ses 16 kg a l’air d’être sorti tout droit du crétacé au milieu de toutes ces Porsches du vélo ! Je suis aussi la seule à porter des grosses chaussures de montagne quand la plupart ont des chaussures à cale-pied : on a la classe ou on l’a pas ! Nous sommes un groupe d’une quarantaine de cyclistes de 13 à 70 ans, 5 filles, majorité de boliviens, un espagnol, un brésilien, des hollandais, tous vivent ici depuis (très) longtemps, une argentine et moi-même somment les seules en voyage qui nous incrustons au groupe. Petite photo de groupe devant l’église où le prêtre dit une prière pour nous et nous béni avant le départ (se faire bénir avant de partir à vélo en Bolivie… ça, c’est fait).

Lista ! (prête !)

Lista ! (prête !)

Puis nous nous lançons. Nous sortons de la ville après quelques cuadras (les rues étant perpendiculaires et rectilignes, on s’y dirige en « bloc » : 2 blocs tout droit et 3 blocs a droite par exemple, fort pratique quand on demande son chemin !) et nous nous retrouvons sur une piste de terre et de cailloux qui ne tarde pas à commencer à monter sérieusement (environ 30° de pente), mais ce n’est qu’un échauffement des côtes auxquelles nous allons nous mesurer. Pour moi la motivation est clairement au rendez-vous : quelle chance de me retrouver à pédaler avec tout un groupe sans avoir à me soucier de l’itinéraire, l’endroit où je vais dormir, les repas, et surtout… surtout, sans mes sacs !! J’aurais presque l’impression de voler… bon ok… faut pas pousser quand même… On ne tarde pas à avoir de jolis points de vue sur les vallées avec l’altitude, je retrouve Remko qui avance au même rythme que moi.

Remko

Remko

Nous terminons la côte, et la pause banane s’impose pour reprendre un peu d’énergie ! Une de ces petite banane : la plus petite, mais la meilleure sans hésitation : un concentré de saveur et de potassium !. Puis nous attaquons la descente, assez raide en lacets serrés, et il me fait part de son inquiétude de voir ses câbles de frein lâcher. Je n’y avais jamais songé, mais je lui rétorque qu’au pire s’il y en a un qui lâche, il reste l’autre… Sauf que, avec ses nombreuses années de vélo, il me dit que ça lui ait déjà arrivé 3 fois et que ce n’est pas si simple. Bon ben on ne va pas y penser parce que ça j’ai jamais vérifié depuis que j’ai ce vélo ! Je ne descends de toute façon pas très vite car il y a pas mal de pierre sur le chemin et je ne tiens pas à en embrasser une de trop près. D’un autre côté, me revient en mémoire ce jour où j’ai brûlé mes 4 freins au Guatemala et la leçon que j’en ai tiré (malgré les conditions particulières de ce jour là) : ne pas rester branchée sur les freins ! Alors j’alterne et si le terrain le permet, je prends de la vitesse (et ce n’est pas pour me déplaire). Le détour d’un virage nous laisse découvrir une nouvelle vallée… et de superbes lacets oranges qui ressortent bien sur le versant suivant : « On monte ça après ? » demandè-je à Remko. « Oui oui c’est pour nous ». Nous pédalons jusqu’à l’adorable village de Quirusillas dans lequel nous ferons notre première pause.

Pause à Quirusillas

Pause à Quirusillas

Un village assez isolé (mais je comprendrai plus tard que ce n’est rien en terme d’isolement) qui s’organise autour d’une place carrée avec un parc en son centre comme toutes les villes. Quelques villageois sont là et des enfants jouent et s’approchent de l’attroupement de vélo qui s’agrandit au fur et à mesure des arrivées. Je sors mon pan con queso de réserve, retrouve Luche et Francisco qui m’apporte une boisson sucrée (toujours bienvenue pendant l’effort) et j’entame la discussion avec un enfant du village.

Une rue de Quirusillas

Une rue de Quirusillas

Il regarde mon vélo, s’arrête notamment sur la « parilla » (porte bagage). Je lui explique que normalement j’y accroche des sacoches pour voyager avec, mais que s’il veut il peut y monter pour qu’on fasse le tour de la place : là c’est d’abord les yeux qui pétillent puis la peur, et alors la réaction des enfants ici, c’est d’aller chercher un copain un peu plus petit ou qui sert habituellement de cobaye sans doute pour voir si ça ne va pas « être un piège », sait-on jamais ! On m’a donc présentée beaucoup de prétendants, mais aucun n’a eu l’audace de se laisser aller alors qu’ils en crevaient tous d’envie… Ca n’a pas été faute d’argumenter, mais je ne les ai pas forcé non plus ! Ce n’est pas fréquent qu’il arrive tant de monde d’un coup dans ce village, d’autant plus une fille à vélo, d’un autre pays qui plus est !

Quirusillas (on remarquera sur la porte le calendrier qui va très bien avec le décor...)

Quirusillas (on remarquera sur la porte le calendrier qui va très bien avec le décor…)

Nous reprenons la route qui, à partir de là alternera entre faux plat (mais quand c’est de la piste on ne s’en rend pas compte), et légers vallonnements pour finir par une bonne côte et la descente qui va avec derrière. Dans la dernière côte, nous croisons un petit village, et avec Luche et quelques autres, nous ne résistons pas à l’appel de la pause : bière coca et « galletas » (biscuits), nous sommes bientôt rejoints par quelques autres, tout ceci sous le regard de quelques habitants du village (sans doute l’attraction du jour dans ce village reculé). On termine la côte au prix de quelques derniers efforts, et profitons d’un superbe point de vue sur toute la vallée traversée avant d’attaquer la soit-disant salvatrice descente… Ce qu’il y a c’est que sans suspensions, les descentes deviennent au fur et à mesure qu’on avance un calvaire pour moi : mes avant-bras concentrent toutes les secousses et sont tout contractés. Sur la fin chaque pierre me rappelle leur existence , mais pas de la meilleure manière qui soit… En d’autres termes : « de l’intérêt d’avoir des fourches à suspension » ! C’est un choix cependant dans mon cas, en voyage à vélo, les suspensions ne sont pas recommandées car elles absorbent une bonne partie de l’effort fourni pour rien. Avec toutes ces secousses, je perds ma pompe (le support s’est tout simplement sectionné) mais heureusement je l’ai entendu tomber et j’ai pu la récupérer. A l’arrivée dans le village de Tierras Nuevas mes avant-bras sont complètement contractés et me font un mal de chien, mais je suis ravie de cette journée !

Bilan : mes projets de rejoindre Sucre par la route antique à vélo sont à revoir, car certains dénivelés sont très fort et là c’est la péninsule de Nicoya au Costa Rica qui me revient à l’esprit (où mon vélo se cabrait quand je le poussais, m’obligeant à monter d’abord mes sacs à pied puis à revenir chercher mon vélo délesté de son poids. Je n’ai pas assez de temps pour parcourir les 350 km de piste qui me séparent de Sucre, de cette manière. Il va falloir combiner avec le bus, et les précieux conseils des cyclistes présents.

Tierras Nuevas

Tierras Nuevas

Nous sommes accueillis dans une école pour la nuit, un repas chaud nous attend : pâtes, riz, poulet bien-ferme-qui-a-couru-et-qui-ne-se-décompose- pas-au-premier-coup-de-fourchette, pomme de terre (oui, ça fait beaucoup de féculents mais aucun de nous n’a pris un vrai déjeuner et ça passe donc très bien, miam !). Le tout agrémenté d’une bonne sauce tomate/fromage et d’un peu d’aji pour les adeptes des épices (et j’en suis !). Nous nous installons sur les tables de classe qui sont dans la cours, assez drôle car tout le monde mange dans la même direction sur sa petite table en bois. Je leur préférerai l’herbe par terre, face aux autres. Un régal après ces efforts !

image_6 (600x800)Puis montage de tente pour certains, d’autres dorment dans les classes (pas chauffés, il y manque des fenêtres, et c’est rare mais il fait un froid de canard), certains se douchent à la bouteille (l’eau chaude on oublie tout simplement), et Luche a déniché une maison avec une chambre dans laquelle le propriétaire nous accueille. C’est sommaire mais c’est fermé et il y fait, de ce fait, meilleur.

Plantage des tentes dans la cour de l'école de Tierras Nuevas

Plantage des tentes dans la cour de l’école de Tierras Nuevas

Ici le village s’organise autour d’un immense terrain de pelouse (qui sert aussi de terrain de foot) et d’un terrain de basket/foot bétonné. J’y retrouve des enfants et tente à nouveau de leur proposer de monter à l’arrière. Même réaction, ils partent en courant chercher un autre qui pourrait servir de cobaye ! Et il y en aura un qui acceptera, youpii ! Nous faisons le tour du terrain, de la montée, de la descente, et ça rigole, et ça court après le vélo… Après ça, ce sera le tour de 2 filles, en même temps pour qu’elles finissent par oser accepter : une sur la selle, l’autre sur le porte bagage et je reste en avant au-dessus des pédales, et ça rit, et je suis aux anges !

Photos à venir dès que je les aurais reçues ;)

Petits réglages des vitesses (j’ai passé la journée à passer le petit plateau au pied…) grâce à Lino qui est technicien vélo. Ensuite un mot du représentant de la communauté (ils sont 200 habitants vivant principalement de la vente de leurs cultures – pomme de terre, maïs, et j’en oublie mais j’étais surprise de voir tout ce qui poussait ici – sur les marchés de Santa Cruz (!!) : c’est au moins 3 à 4 heures de routes pour y aller), et remise de différents cadeaux pour l’école en remerciement de leur accueil : ballons de foot et de volleyball, livres d’apprentissage scolaire, et vêtements pour enfants. La nuit est tombée entre temps, et nous disposons toutes les chaises en rond pour passer la soirée.

Je glisse à Remko qu’il ne manque plus qu’une bonne flambée pour que ce soit parfait avec ce froid. Et ni une ni deux, en moins de temps qu’il n’en faut pour le dire, on récupère une tôle, il y a du bois tout prêt dans un coin de la cour, et voilà un grand feu qui, peu importe où que l’on soit, en plus de la chaleur apporte toujours son petit plus si agréable. Une soirée à discuter, à faire connaissance avec les autres cyclistes, en musique avec Luche à la guitare puis Francisco à la guitare et au chant, et à fêter un anniversaire dans toutes les langues présentes autour du feu (oui j’ai eu droit à mon solo en français : l’avantage de l’obscurité est qu’on ne me voyait pas rougir !). Je récolte aussi de précieuses informations sur la praticabilité des routes boliviennes auprès de ces nombreux cyclistes chevronnés. Le feu diminue, il fait un froid de canard, il est l’heure d’aller me mettre bien au chaud dans mon duvet (parce que je ne sais plus si je l’ai déjà dit, mais les maisons chauffées, on oublie aussi) ! Demain nous avons une grosse journée, espérons qu’il ne pleuvra pas ! Juste avant de m’endormir, Luche me passe de sa pommade miracle à base de propolis sur les avant-bras, ça ne pourra pas être pire de toute façon !

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Samaipata

Au moment de cet article je suis à Samaipata en Bolivie.

19/09 - Je passerai ma première journée à Samaipata sur l’ordinateur pour tenter de créer un logo, mais je ne le retiendrai pas au final vu le peu d’enthousiasme qu’il a suscité.

Logo proposition 3 -5° (2) (800x799) Logo proposition 3 -5° (800x799)

Pour me dé-scotcher de l’ordinateur, je fini ma journée par une petite ballade dans la ferme (je découvre toutes les herbes aromatiques) et sur la colline qui domine le camping, couverte d’eucalyptus majoritairement. Au détour d’un sentier, je rencontre Sol et la propriétaire sous un abri qui abrite un trône en pierre juché sur son promontoire, pile en face du coucher de soleil… Nous le contemplons avec Sol avant de redescendre vers nos tentes pour dîner.

20/09 – Je me lève tôt pour atteindre le sommet de la colline cette fois, et profiter du lever de soleil. Je parcours tous les sentiers de long en large, mais aucun ne rejoint le sommet… Alors je traverse les broussailles « Aïe ! Ouille ! Ca pique ! » Et je me retrouve dans des vignes, avec une belle vue sur la plaine et les collines environnantes.

Ensuite je redescends, p’tit dèj’, et j’enfourche mon vélo pour partir à la découverte de Samaipata, une petite ville toute tranquille surnommée « Samaitrapa » (trapa = piège) car nombreux sont les touristes qui arrivent ici pour visiter et finissent par s’y installer ! En effet, c’est très tranquille, chaleureux, joli, et cette région de Bolivie profite d’un climat agréable. Comme toute les villes d’Amérique du sud, elle se développe autour d’une place agrémentée d’un parc, on y trouve un mercado, quelques agences de tourisme car il y a pas mal de choses à voir autour : des fougères géantes dans la jungle du parc Amboro, les volcans et les lacs, les ruines du fort de Samaipata, la cascade….

A faire autour de Samapata

A faire autour de Samapata

La sortie dans le parc Amboro me tente bien mais ne rentre pas dans mon budget. Alors je me déciderai pour un refuge pour animaux à 2 km au sud de la ville que je rejoindrai à vélo. Singes, perroquets, tortues, divers rongeurs, félins, chevaux sont recueillies et soignés ici par la créatrice du refuge et de nombreux bénévoles (presque tous français). Quand c’est possible ils sont relâchés, mais certains sont trop domestiqués pour s’en sortir seuls. Souvent ce sont des gens qui souhaitent domestiquer des animaux exotiques qui finissent par se rendre compte de la charge que cela représente et finissent par les confier ici, parfois un bébé singe dont la mère a été tuée, et bien d’autres raisons.

Refugio zoologico Samaipata

Il y a quelques singes en liberté qui viennent piquer la nourriture des perroquets, d’autres trop violents sont en cage. Et puis il y en a qui viennent piquer dans les poches, dans le sac, Chita, un singe hurleur qui, tel un chat se prélasse sur mes genoux pendant que je lui fais des grattouilles. Et que je ne m’avise pas de cesser : si je m’arrête, elle attrape ma main et la repose sur elle pour que je continue… moi je craque bien sûr, elle a une trop bonne bouille, et puis ça me fait trop rire ! Pour ceux qui seraient intéressés pour aller donner un coup de main, leur page facebook par ici. Récit en vidéo ou en photo ci-dessous.

Au moins, le volontariat dans ce centre a le mérite d’être gratuit. Depuis le début de mon voyage, j’ai été surprise de découvrir des volontariats payants : une fille payait 400€ par mois pour être volontaire dans un refuge, un jeune français travaillait volontairement dans un hôtel au Costa Rica et payait 20$ (!!) sa nuit, de jeunes états-uniens payaient 1500$ le mois pour un programme bénévole avec les tortues de mer… J’ai du mal à suivre sur ce plan là…

Je suis retournée au camping ensuite où j’ai fait la connaissance d’un couple autrichien (qui vivait non loin de là où j’ai vécu lorsque j’étais assistance de français, l’occasion de me remémorer de bons souvenirs) très sympathiques qui voyagent plusieurs mois en Amérique du sud. Après avoir pas mal discuté, et mangé un morceau, je repars direction le fort de Samaipata, toujours à vélo. Je pars un peu tard et n’aurais sûrement pas le temps de le visiter, mais la balade pour y arriver à l’air sympa et je devrais profiter des belles lumières du soir. Après 5 km de route, je rejoins une piste qui monte, et qui descend : un bon entraînement pour le programme du week-end ! Et en effet, j’ai droit à de beaux paysages sous les belles couleurs du soleil couchant. Je passerais ensuite la soirée avec le couple autrichien avant de rejoindre les bras de Morphée !

Samaipata - El Fuerte à vélo, petit entraînement avant d'enchaîner avec Samaipata - Vallegrande !

Samaipata – El Fuerte à vélo, petit entraînement avant d’enchaîner avec Samaipata – Vallegrande !

21/09 - Une journée tranquille au camping, à encore tenter de tracer mon itinéraire (à priori après les 2 jours à vélo, ce sera Sucre, Potosi, Uyuni. le sud Lipez, Sajama et La Paz) à chercher des informations sur les lamas (je prévois d’en acheter un vers la Paz pour marcher vers le Pérou), et à refaire le monde avec Sol autour d’un excellent repas à base de nos restes, de potiron et d’herbes du jardin. En fin d’après-midi, arrive un groupe d’allemand qui voyage avec un bus 4×4 aménagé pendant 5 semaines entre le Brésil, la Bolivie, et le Chili. Dès qu’ils arrivent ça s’active de partout : décharger les caisses, mettre la table, cuisiner, monter les tentes, ça ne traîne pas, et avec tout mon bazar, je ne peux que constater que je ne suis pas aussi organisée !

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Petit avis sur le domaine de la Vispera : accueil et installations de grande qualité, propriétaires sympathiques, mais peu chaleureux… En venant dans ce genre d’endroit, je m’attendais à des gens plus accueillants, plus ouverts à la discussion. Rien à redire sur l’environnement, pour profiter d’un cadre vert, de belles vues et de bonnes herbes (quand on y dort on peut se servir dans le jardin), c’est très agréable et je n’aurais pas fait autrement. Et je ne l’ai pas testé, mais son restaurant vaut à priori vraiment le détour. Possibilité d’y travailler en échange du gîte et du couvert, voir parfois d’une petite rémunération.

Mon campement pour mes quelques jours passés là-bas

Mon campement pour mes quelques jours passés à la Vispera, Samaipata

Je rejoins le soir le groupe de vélo, et retrouve Francisco dans un restaurant qui fait le plein d’énergie pour le lendemain avec ses amis. Je fais la connaissance de Luche et Remko, trop sympas ! Je leur parle de mes projets pour la Bolivie, et ils m’aident à réajuster le tir avec leurs connaissances du pays. Ensuite, on se dirige dans un hôtel ou on retrouve le reste du groupe : mot d’accueil et petit topo sur les jours a venir : dénivelé, arrêts prévus, météo (on va pas avoir chaud à priori !). Puis nous passerons la nuit dans la maison du frère de Luche, et j’aurais droit à une chambre avec lit double tandis que nombreux dormirons sur les canapés du salon. On décharge les vélos, ça papote un peu, j’en profite pour changer mes freins avant dont la durée de vie restante est plus que courte, je tresse mes cheveux pour ne pas avoir a m’en soucier pour les 2 jours a venir et je ne tarde pas à aller me coucher pour être en forme : le réveil sonne dans 6 heures.

Le polo de la sortie cyclistes avec l'itinéraire

Le polo de la sortie cyclistes avec l’itinéraire

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Découverte de la Bolivie et organisation

Au moment de cet article, je suis à Santa Cruz, en Bolivie.

17/09 - Je m’offre une grasse matinée pour ma première nuit à Santa Cruz. Besoin de faire le plein d’énergie pour découvrir ce pays ! Je regarde aussi le film « Carnets de voyage » qui retrace le premier voyage d’Ernesto Guevara en 1952, de l’Argentine au Vénézuela en moto. C’est le constat des injustices sociales et de la misère tout au long de sa traversée de l’Amérique latine qui transformera peu à peu ce jeune médecin en révolutionnaire.

Affiche Diarios de Motocicleta.

Quelques citations du film qui m’ont parlées :

  • Je suis content d’avoir quitté ce qu’on appelle la civilisation et d’être plus proche de ce que l’on appelle la terre. (Che Guevara)
  • Que perd-t-on en traversant une frontière ? Chaque instant semble divisé en deux : d’un côté la mélancolie à cause de ce que l’on laisse, et de l’autre, la joie d’explorer des terres nouvelles. (Che Guevara)
  • Je t’aime Valparaiso. Tout ce que tu recèles ou tu irradies, fiancé de l’océan, bien au-delà de ton âme, s’ouvre. (Pablo Neruda)
  • En quittant la mine, on a senti que la réalité commençait à changer, où était-ce nous qui changions? (Che Guevara)
  • Comment est-il possible que j’éprouve de la nostalgie pour un monde que je n’ai pas connu? (Che Guevara)
  • Par quelle force ai-je pu me libérer de ses yeux et m’arracher à ses bras? (Che Guevara) Je me demande aussi parfois quelle force me pousse à m’éloigner de ceux que j’aime pour vivre ce voyage…
  • Ceci n’est pas un récit d’exploits impressionnants. C’est un fragment de vie de deux êtres qui ont parcouru un bout de vie ensemble. (Che Guevara)
  • Et la fin du film qui me fait pleurer chaque fois que je la regarde… :

Après avoir bien pleuré donc (en voyage, les sentiments sont exacerbés, j’ai pu partager ce constat avec plusieurs autres voyageurs), je pars à la recherche d’une bicicliteria pour faire réparer la transmission de mon vélo : les vitesses ne passent plus bien, et je n’arrive plus à faire les réglages moi-même. Mais à Santa Cruz, trouver un atelier de réparation de vélo est une véritable épreuve de force… On oublie les quelques magasins bien organisés comme en Europe : ici (et depuis le Mexique finalement), dans les grandes villes, il y a des centaines de petites boutiques dans lesquelles on tente d’entreposer tout ce que l’on peut. Murs, étagères, plafond, trottoirs, l’objectif est d’utiliser tout l’espace disponible, voir plus. Et souvent les boutiques sont réunies par thème à un endroit de la ville, dans une rue, sur une place… Dans mon esprit d’européenne, je me dis « Mais comment font-ils pour s’en sortir par rapport à leurs concurrents ? Comment un client décide d’aller dans telle ou telle tienda ? ». Ainsi on a la rue des boutiques de matelas, dans laquelle on trouve une bonne dizaine de tiendas qui vendent à peu près toutes les mêmes produits, mais aussi la rue des papeterias, la rue des ferreterias, la rue du bricolage, la rue des coiffeurs, la rue des vendeurs de vélo… Ah tiens justement c’est ce que je cherchais ! Je tente le premier : ils ne réparent pas les vélos ils ne font que les vendre, mais il m’indique une bicicletaria un peu plus loin. Sauf que non : dans toute l’allée, ils vendent des vélos mais ne les réparent pas. Après 5 tentatives, on m’indique un endroit de l’autre côté de la rue. Je parcours le trottoir de long en large, il est bordé par des tas de stands de marchands de diverses choses mais pas de signe de réparation de vélo…

Au centre le drapeua bolivien, l'autre est le drapeau de la province de Santa Cruz (chaque province a son propre drapeau)

Au centre le drapeau bolivien, l’autre est le drapeau de la province de Santa Cruz (chaque province a son propre drapeau)

Je demande à quelques commerçants et en passant derrière les stands, dans des mini ruelles derrière les maisons j’atterris dans une cour en terre. Mémé est en train de filer de la laine, maman prépare à manger, les enfants courent après les chiens, les poules, les cochons… et moi je débarque, toute grande gigue de gringa (gringo/a = au départ pour nommer les état-uniens, mais au final désigne tous ceux qui ont la peau blanche) que je suis avec mon vélo au milieu de cette scène de vie… Je me suis peut-être trompée ? Non, un homme sort de la maison et vient regarder mon vélo.

Sans transition aucune... dans les rues de Santa Cruz

Sans transition aucune… dans les rues de Santa Cruz

C’est en fait tout le pédalier qui n’est plus à sa place à force de secousses et après tous ces kilomètres, il faut le revisser pour pouvoir régler la transmission. Sauf que… la pédale gauche est impossible à dévisser. Les crans n’accrochent plus. Il ne lâchera pas l’affaire de si tôt et tentera plusieurs façon mais rien n’y fera. Il faut changer tout le pédalier (et donc les pignons et la chaîne : hors de question pour moi)… Devant mon air dépité, une dernière idée lui vient en tête, il va toquer chez son voisin le réparateur de moto et revient avec un outil qui viendra à bout de cette pédale, youpi !! Il règle ensuite les vitesses, nickel ! Je dois aussi changer le pneu avant et les freins, mais il n’a pas et m’indique un autre marché à l’autre bout de la ville. Je paie mon dû (25 bs, soit 2,60€), le remercie de sa persévérance et rentre en faisant quelques courses au passage (notamment les vitales soupes en sachet et pâtes chinoises oubliées la veille, à toujours avoir dans son sac pour dépanner).

En Bolivie, on rigole pas avec les kiwis... !

En Bolivie, on ne rigole pas avec les kiwis… !

18/09 - Le lendemain, me voilà donc partie pour le mercado mutualisto, en quête d’un pneu et de freins de Taiwan (et pas de Chine comme me l’a bien précisé mon sauveur de la veille). Je tourne un peu… beaucoup, et fini par trouver un vrai magasin de vélo qui a tout plein de truc et qui répare tout (j’apprendrai plus tard que c’était le meilleur de Santa Cruz). Je choisi un pneu avant, le fait changer, et achète 2 paires de frein. Un homme dans le magasin au même moment me demande si je voyage à vélo et nous engageons la conversation. Il se trouve qu’il fait parti d’un groupe de cyclistes et que le week-end suivant ils vont faire une sortie de Samaipata (ma destination du soir même) à Vallegrande. Il me propose donc de me joindre à eux. Je lui explique qu’avec mes sacs, je n’avance vraiment pas vite, surtout qu’il y a du dénivelé positif… Pas de soucis il y a des voitures balai ! Ah… dans ce cas ça pourrait être top ! Les e-mails sont échangés et rendez-vous est pris pour le samedi soir à Samaipata !

Cathédrale Santa Cruz - Bolivie

Cathédrale Santa Cruz – Bolivie

Je rentre à l’hôtel, charge mon vélo et direction un taxi collectif pour Samaipata. C’est un break, et le vélo est arrimé sur le toit. Après 2h30 de piste/route, nous arrivons à Samaipata à la nuit tombante.

Comme en Amérique centrale, ici on estime qu'un pare-brise entier c'est trop alors on met des messages sur le haut, et de l'intérieur... ben faut pas être grand !

Comme en Amérique centrale, ici on estime qu’un pare-brise entier c’est trop alors on met des messages sur le haut, et de l’intérieur… ben faut pas être grand !

J’ai repéré un camping (15 bs la nuit) qui m’avait l’air d’un petit coin de paradis, je le rejoins et passe la soirée à discuter avec Sol, une argentine en voyage qui travaille dans le camping pour un mois. Il s’agit en fait d’une ferme / camping / chambre d’hôtes, tenue par un couple d’hollandais installés ici depuis plus de 20 ans. Ils possèdent un terrain impressionnant sur lequel ils font pousser des herbes aromatiques, et réalisent des tisanes, thés, huiles pour se soigner. Il y a aussi un restaurant végétarien qui paraît-il est délicieux mais pas dans mon budget. Et puis nous avons une cuisine dans le camping alors je me ferai à manger.

Le domaine La Vispera

Le domaine La Vispera

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Premiers pas en Amérique du sud...

Au moment de cet article, je viens d’atterrir de mon vol Panama ciudad, Panama – Santa Cruz, Bolivia.

En volant de Panama à Santa Cruz (Bolivie), j’ai passé l’Equateur et me rend pour la première fois de ma vie dans l’hémisphère sud… Mais bon je n’ai pas versé ma p’tite larme pour autant.

Vu comme ça, ça paraît assez désertique... !

Vu comme ça, ça paraît assez désertique… !

J’arrive vers 3h30 du matin à l’aéroport de Santa Cruz. Le passage de l’immigration se fait sans problème, et je bénéficie d’un visa de 30 jours (c’est le visa classique, que l’on peut prolonger de 60 jours sans problème en se rendant au service de « migracíon » des grandes villes muni d’une photocopie de son passeport – page identité et page qui présente le visa d’entrée – et de sa carte verte touristique).

Devant mes nombreux bagages, l’agent de douane me demande ce qu’il y a dans le carton, puis dans mon bagage cabine, mais ne me questionne pas sur l’énorme sac à dos que j’ai dans le dos et ne prend pas la peine de les ouvrir : ça m’arrange ! J’attaque directement le remontage de mon vélo dans un coin du hall de l’aéroport, bientôt aidée par un cruceños (habitant de Santa cruz) qui attend son fils pour le remontage de mes pneus, et qui se dit sans doute qu’une fille seule à bricoler son vélo doit avoir besoin d’aide ! La  valve de la roue arrière s’est cassée mais la chambre à air que j’ai ne peut se mettre qu’à l’avant, je dois donc intervertir les chambres à air avant et arrière : « joie » !

Celui qui me l'aurait volé aurait été déçu en ouvrant le carton, je suis loin du Cannondale ;)

Celui qui me l’aurait volé aurait été déçu en ouvrant le carton, je suis loin du Cannondale ;)

Avant...

Avant…

Après !

Après !

Je fini un peu en mode zombie (j’ai très peu – et pas forcément bien – dormi) à empaqueter tous mes sacs. Un jeune qui effectue son service militaire me regarde étonné, avant d’oser enfin me poser les questions que lui inspire tout cet attirail. Il me demande aussi les différences qu’il y a avec la France, comment on vit là-bas, puis me pose les questions habituelles sur mon voyage. Je lui indique la page facebook de mon voyage qu’il consulte directement depuis son téléphone : il regarde les photos et me pose des questions. Quand il arrive aux photos de mer –qu’il n’a jamais vu-, il me demande, plein d’étoiles dans les yeux, si c’est vrai qu’à l’horizon on a l’impression que le ciel et la mer ne se distingue presque plus. Je suis touchée en plein cœur… D’un coup je prends totalement conscience de la chance que j’ai de connaître la mer, la montagne, la neige. Comme j’aimerais pouvoir lui faire découvrir la plage… ! A son tour, il me montre des photos d’une de ses balade en montagne avec son cousin. Il m’explique que les fruits des cactus se mangent, me parle du climat, qu’il aime la montagne.

"C'est vrai que l'on ne distingue presque pas le ciel de la mer à l'horizon ?"

« C’est vrai que l’on ne distingue presque pas le ciel de la mer à l’horizon ? »

Je me connecte un peu sur Internet avant de partir : trouver un logement, déchiffrer un peu la route pour me rendre dans le centre-ville, envoyer quelques mails… je ne sais pas du tout comment va s’articuler mon séjour en Bolivie. Je n’avais pas prévu d’y venir en vélo, il faut que j’étudie un peu les dénivelés, les routes asphaltées ou non, les distances, les endroits que je veux voire… Je lutte, mais la connexion ne me permet pas de consulter les sites qui m’intéressent alors je fini par capituler et au final je ne pars qu’en milieu d’après-midi (!). Je retire quelques sous (9,5 bs = 1€), fait le plein d’eau aux toilettes, puis direction le centre-ville de Santa Cruz.

Bolivianos

Bolivianos

Mon repérage du trajet ne m’aide pas beaucoup : rien n’a l’air de correspondre… puis tout s’explique quand je vois un panneau qui indique la direction de l’aéroport dont je crois venir : il y a en fait 2 aéroports à Santa Cruz, et bien sûr j’ai pris le mauvais (sinon ce serait trop simple, c’est toujours un peu plus compliqué avec moi, ça met un peu de piment) ! Quand je demande à quelle distance est le centre, comme d’hab on me réponds « Ayy es lehiiiissimo ! » (le nombre de « iii » donnant une idée de l’estimation de la longueur pour la personne qui vous donne l’indication, mais c’est très aléatoire selon les personnes et pas du tout objectif). Je parcours au final environ 15 km (au lieu de moitié moins envisagé en quittant l’aéroport) sur une route pas du tout « bici-friendly », avec beaucoup de circulation, des travaux qui créé des bouchons, pas toujours assez d’espace pour que je puisse me faufiler avec mes sacoches, je me mouche noir avec tous ces pots d’échappement qui crachent leur épaisse fumée noire : bienvenue en Bolivie !! En espagnol, « pollution » se dit « contaminación », j’aime assez l’idée.

Je pensais arriver du point A alors que j'étais au point B...

Je pensais arriver du point A alors que j’étais au point B…

Arrivée dans le centre, les 2 hôtels que j’avais repéré sont assez excentrés, je tourne donc un peu avant de les trouver, et au final ils n’existent plus. Je retourne vers la place principale et après avoir pas mal tourné, je croise un allemand qui m’indique un hôtel pas cher à quelques cuadras de là (ah oui, ici, comme en Amérique centrale, les rues sont parallèles et droites, alors pour donner des directions, ça se passe en « pâté de maison » : par exemple, deuxième cuadra à gauche, puis 3 cuadras et demi et vous y êtes). Si ça peut intéresser quelques lecteurs, l’adresse de l’hôtel (chambres simples et correctes sans plus, petite cour, sanitaires partagés, bien placés à 2 cuadras de la place principale, le personnel de l’hôtel est très sympa et répond à toutes vos questions :

      • Alojamiento Santa Barbara
      • Calle Santa Barbara 151
      • E/ Junin y Florida
      • Tel. : 3321 817

        @ : alojstabarbara@yahoo.com

Pfiouu ! Les arrivées comme je n’aime pas ! Quand j’arrive, je n’aspire qu’à me coucher, mais le propriétaire de l’hôtel m’indique une panaderia (boulangerie) à 3 cuadras de là, j’y fonce ! J’y trouve tout plein de sortes de biscuits, du pain, des pâtisseries, le tout, arrivant de Panama, à des prix défiant toute concurrence ! Je ne peux pas résister et j’essaie un peu de tout. Tout n’est pas bon, et pour bien faire il ne faudrait pas avoir les viennoiseries françaises comme référence, mais il y a aussi de très bonnes choses. Voilà de quoi bien me faire terminer la journée en tout cas ! Quelques courses aussi puisque j’ai laissé toute ma nourriture à l’aéroport, on m’avait dit que je mangerai mal en Bolivie, mais je trouve des fèves, des petits pains, de nombreux fruits et légumes, et même du bon chocolat ! Les prix m’impressionnent, très peu cher : ma nuit me coûtera 30 Bs (environ 3€), je vais pouvoir me faire un peu plus plaisir ici je sens ! Par contre pas d’Internet, ça ne va pas me faciliter la tâche pour savoir de quoi seront fait mes prochains jours. Je ne porte pas de guide avec moi, mais je prends souvent des photos de ceux des autres voyageurs. Du coup quand j’entends parler des français dans la cour de l’hôtel, je sors pour leur demander s’ils ont un guide à me prêter et l’un d’eux rentre en France quelque jours plus tard, il m’offre donc généreusement son guide du routard qui combine Bolivie et Pérou : que demander de mieux !

En haut le drapeau bolivien,  en bas le drapeau indigène bolivien avec autant de couleurs que de cultures, de langues, de provinces, de climats... toute la diversité de la Bolivie.

En haut le drapeau bolivien, en bas le drapeau indigène bolivien avec autant de couleurs que de cultures, de langues, de provinces, de climats… un résumé de la diversité de la Bolivie en somme.

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Présentation

Partie début 2013, je sillonne les routes au gré du vent à la découverte de l'Autre. De l'Atlantique aux Caraïbes, de Cuba à Panama, de Bolivie à l'Equateur, je vous invite à découvrir avec moi une partie du monde dans lequel nous vivons.

Partie début 2013, je sillonne les routes au gré du vent à la découverte de l'Autre. De l'Atlantique aux Caraïbes, de Cuba à Panama, de Bolivie à l'Equateur, je vous invite à découvrir avec moi une partie du monde dans lequel nous vivons.

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