Samaipata

Au moment de cet article je suis à Samaipata en Bolivie.

19/09 - Je passerai ma première journée à Samaipata sur l’ordinateur pour tenter de créer un logo, mais je ne le retiendrai pas au final vu le peu d’enthousiasme qu’il a suscité.

Logo proposition 3 -5° (2) (800x799) Logo proposition 3 -5° (800x799)

Pour me dé-scotcher de l’ordinateur, je fini ma journée par une petite ballade dans la ferme (je découvre toutes les herbes aromatiques) et sur la colline qui domine le camping, couverte d’eucalyptus majoritairement. Au détour d’un sentier, je rencontre Sol et la propriétaire sous un abri qui abrite un trône en pierre juché sur son promontoire, pile en face du coucher de soleil… Nous le contemplons avec Sol avant de redescendre vers nos tentes pour dîner.

20/09 – Je me lève tôt pour atteindre le sommet de la colline cette fois, et profiter du lever de soleil. Je parcours tous les sentiers de long en large, mais aucun ne rejoint le sommet… Alors je traverse les broussailles « Aïe ! Ouille ! Ca pique ! » Et je me retrouve dans des vignes, avec une belle vue sur la plaine et les collines environnantes.

Ensuite je redescends, p’tit dèj’, et j’enfourche mon vélo pour partir à la découverte de Samaipata, une petite ville toute tranquille surnommée « Samaitrapa » (trapa = piège) car nombreux sont les touristes qui arrivent ici pour visiter et finissent par s’y installer ! En effet, c’est très tranquille, chaleureux, joli, et cette région de Bolivie profite d’un climat agréable. Comme toute les villes d’Amérique du sud, elle se développe autour d’une place agrémentée d’un parc, on y trouve un mercado, quelques agences de tourisme car il y a pas mal de choses à voir autour : des fougères géantes dans la jungle du parc Amboro, les volcans et les lacs, les ruines du fort de Samaipata, la cascade….

A faire autour de Samapata

A faire autour de Samapata

La sortie dans le parc Amboro me tente bien mais ne rentre pas dans mon budget. Alors je me déciderai pour un refuge pour animaux à 2 km au sud de la ville que je rejoindrai à vélo. Singes, perroquets, tortues, divers rongeurs, félins, chevaux sont recueillies et soignés ici par la créatrice du refuge et de nombreux bénévoles (presque tous français). Quand c’est possible ils sont relâchés, mais certains sont trop domestiqués pour s’en sortir seuls. Souvent ce sont des gens qui souhaitent domestiquer des animaux exotiques qui finissent par se rendre compte de la charge que cela représente et finissent par les confier ici, parfois un bébé singe dont la mère a été tuée, et bien d’autres raisons.

Refugio zoologico Samaipata

Il y a quelques singes en liberté qui viennent piquer la nourriture des perroquets, d’autres trop violents sont en cage. Et puis il y en a qui viennent piquer dans les poches, dans le sac, Chita, un singe hurleur qui, tel un chat se prélasse sur mes genoux pendant que je lui fais des grattouilles. Et que je ne m’avise pas de cesser : si je m’arrête, elle attrape ma main et la repose sur elle pour que je continue… moi je craque bien sûr, elle a une trop bonne bouille, et puis ça me fait trop rire ! Pour ceux qui seraient intéressés pour aller donner un coup de main, leur page facebook par ici. Récit en vidéo ou en photo ci-dessous.

Au moins, le volontariat dans ce centre a le mérite d’être gratuit. Depuis le début de mon voyage, j’ai été surprise de découvrir des volontariats payants : une fille payait 400€ par mois pour être volontaire dans un refuge, un jeune français travaillait volontairement dans un hôtel au Costa Rica et payait 20$ (!!) sa nuit, de jeunes états-uniens payaient 1500$ le mois pour un programme bénévole avec les tortues de mer… J’ai du mal à suivre sur ce plan là…

Je suis retournée au camping ensuite où j’ai fait la connaissance d’un couple autrichien (qui vivait non loin de là où j’ai vécu lorsque j’étais assistance de français, l’occasion de me remémorer de bons souvenirs) très sympathiques qui voyagent plusieurs mois en Amérique du sud. Après avoir pas mal discuté, et mangé un morceau, je repars direction le fort de Samaipata, toujours à vélo. Je pars un peu tard et n’aurais sûrement pas le temps de le visiter, mais la balade pour y arriver à l’air sympa et je devrais profiter des belles lumières du soir. Après 5 km de route, je rejoins une piste qui monte, et qui descend : un bon entraînement pour le programme du week-end ! Et en effet, j’ai droit à de beaux paysages sous les belles couleurs du soleil couchant. Je passerais ensuite la soirée avec le couple autrichien avant de rejoindre les bras de Morphée !

Samaipata - El Fuerte à vélo, petit entraînement avant d'enchaîner avec Samaipata - Vallegrande !

Samaipata – El Fuerte à vélo, petit entraînement avant d’enchaîner avec Samaipata – Vallegrande !

21/09 - Une journée tranquille au camping, à encore tenter de tracer mon itinéraire (à priori après les 2 jours à vélo, ce sera Sucre, Potosi, Uyuni. le sud Lipez, Sajama et La Paz) à chercher des informations sur les lamas (je prévois d’en acheter un vers la Paz pour marcher vers le Pérou), et à refaire le monde avec Sol autour d’un excellent repas à base de nos restes, de potiron et d’herbes du jardin. En fin d’après-midi, arrive un groupe d’allemand qui voyage avec un bus 4×4 aménagé pendant 5 semaines entre le Brésil, la Bolivie, et le Chili. Dès qu’ils arrivent ça s’active de partout : décharger les caisses, mettre la table, cuisiner, monter les tentes, ça ne traîne pas, et avec tout mon bazar, je ne peux que constater que je ne suis pas aussi organisée !

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Petit avis sur le domaine de la Vispera : accueil et installations de grande qualité, propriétaires sympathiques, mais peu chaleureux… En venant dans ce genre d’endroit, je m’attendais à des gens plus accueillants, plus ouverts à la discussion. Rien à redire sur l’environnement, pour profiter d’un cadre vert, de belles vues et de bonnes herbes (quand on y dort on peut se servir dans le jardin), c’est très agréable et je n’aurais pas fait autrement. Et je ne l’ai pas testé, mais son restaurant vaut à priori vraiment le détour. Possibilité d’y travailler en échange du gîte et du couvert, voir parfois d’une petite rémunération.

Mon campement pour mes quelques jours passés là-bas

Mon campement pour mes quelques jours passés à la Vispera, Samaipata

Je rejoins le soir le groupe de vélo, et retrouve Francisco dans un restaurant qui fait le plein d’énergie pour le lendemain avec ses amis. Je fais la connaissance de Luche et Remko, trop sympas ! Je leur parle de mes projets pour la Bolivie, et ils m’aident à réajuster le tir avec leurs connaissances du pays. Ensuite, on se dirige dans un hôtel ou on retrouve le reste du groupe : mot d’accueil et petit topo sur les jours a venir : dénivelé, arrêts prévus, météo (on va pas avoir chaud à priori !). Puis nous passerons la nuit dans la maison du frère de Luche, et j’aurais droit à une chambre avec lit double tandis que nombreux dormirons sur les canapés du salon. On décharge les vélos, ça papote un peu, j’en profite pour changer mes freins avant dont la durée de vie restante est plus que courte, je tresse mes cheveux pour ne pas avoir a m’en soucier pour les 2 jours a venir et je ne tarde pas à aller me coucher pour être en forme : le réveil sonne dans 6 heures.

Le polo de la sortie cyclistes avec l'itinéraire

Le polo de la sortie cyclistes avec l’itinéraire

3 thoughts on “Samaipata

  1. EXCELLENT !! ca m’avait manqué ces récits! Super la vidéo!! Bien joué encore une fois, et ca fait trop plaisir de voir ta bouille! tu nous la joues Astrid de Maximis avec ta caméra à bout de bras! Génial en tous cas!! Bravo bravo! I miss you!! <3

  2. Des gens qui payent pour travailler…. Grrrrrr !!!! Le rêve du Capitalisme devenu réalité ! Bon, ça y est tu m’as énervé. En plus j’arrive pas à regarder la vidéo alors c’est le bouquet ! Merci Astridita !

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